25.04.2007

BONNE BLOG !

Peut-on avoir une idée du pourquoi bloguer ?

 

Oui ! s'il fallait vraiment en exposer les raisons on pourrait dire que....

La plupart du temps, le passage à l'acte s'effectue pour des raisons personnelles.

Par frustration de ne pouvoir dire au monde entier l'extrême importance de ce que l'on est !

Par mimétisme de ce que tout le monde fait, pourquoi pas moi !

Pour se souvenir, en laisser un, alzheimer étant l'avenir de plus en plus commun !

Par partager la conviction de la vérité que l'on sait détenir !

Pour exacerber d'enfantins concours de statistiques de fréquentation !

 

Tout cela serait une démarche bénigne si elle n'était pas là, en réalité, pour masquer un manque total d'humilité, un égo surdimensionné qui déborde outrageusement, un narcissisme d'une impudeur totale qui atomise la notion même de l'intime....

Enfin, une vanité assez insupportable quand on y pense.

MOI, JE, MOI, JE, MOI, JE, MOI, JE, MOI, JE, etc...

 

Mais attention, les effets indésirables sont loin d'être négligeables !

Le blog peut générer une addiction suffisante pour vous couper définitivement du réel.

 

Pour ma part, comme j'ai créé ce lieu pour cause de curiosité qu'il me fallait absolument assouvir afin d'obtenir les confirmations recherchées, je suis tout à fait en mesure d'affirmer que cette addiction-là ne passera pas par moi !

 

ELKABOS

24.04.2007

LA VIE COMME ALEA

C’est une vie passée à éprouver les limites de la résistance,

Enchevêtrement d’incertitudes sur fond de mots et de désastre,

Conséquence de l’espace sans lumière où il s’est enfermé.

 

Il est devenu impératif pour lui, il doit se résigner,

D’engager l’indispensable processus de conversion.

 

Fondamentalement écartelé entre

Des perspectives aux radicales différences,

Il perçoit combien il lui faut se détourner du passé

Et envisager l’infini d’autres possibilités.

 

Alors, dans son tout nouveau désir

De dépassement et de dépaysement,

Son esprit de nouveau prêt à prendre son envol

Approuve de ne jamais cesser de commencer

Cette existence fiévreuse, en perpétuelle ébullition.

 

Le bon usage de ce qui ne cesse de le hanter

Illumine les enjeux de l’achèvement et de l’inachèvement

Parés des vertus de l’inconnaissable et de l’imprévisible.

 

Magistrale ode à la vie comme aléa au désordre certain.

 

ELKABOS 

22.04.2007

INDICIBLE NERVOSITE

Le problème n’aurait pu être qu’à peine sensible

Mais sa tête devient de nouveau lourde

Et il s’éprouve en proie à un étrange état,

A une profonde gêne, une nervosité indicible.

 

Il est sec d’une accablante et inextinguible soif

De ce rare lieu du cœur où se pavane l’esprit

Et, condamné à jeter beaucoup de temps au rien,

Il crie par la fenêtre à des voisins invisibles….

 

ELKABOS

20.04.2007

AUX MARGES EMERVEILLEES

En regardant ailleurs, on voit le monde en plus grand...

 

Dans l'immatérialité lumineuse d'un incessant renouvellement

Sur les bases établies d'une lointaine résistance,

Rien ne sert de se priver davantage

De sa propre jouissance d'écrire.

 

Au fil de quelques belles accélérations de pensée,

Il s'agit de marquer la mise à nu

D'une écriture pleinement poétique

Dans l'évanescente subtilité, un peu maniérée peut-être,

Esquissée finement aux marges émerveillées

Et obscures d'une saisie intensive du presque rien.

 

ELKABOS

18.04.2007

SCULPTEUR DE MOTS

Il aime à se prétendre viking en acier trempé,

Alors que chacun le sait débordant de bleus à l’âme…

 

Pour s’expurger de cette flagrance, il tente une écriture

Qui se trouve dans l’urgence proposée

D’une inquiétude reflétée au fil de sa plume effilée.

 

Confronté à des situations rapidement très délicates,

Il s’applique à effectuer sur le texte un travail obsessionnel,

A la peaufiner encore, soupesant jusqu’à la moindre virgule,

Tâchant de connaître enfin la portée de ces armes invisibles

Que sont la tonalité intrinsèque des mots

Et l'étendue connotée de certains silences.

 

Avec un peu plus de folie et davantage d’audace,

Il résume son rapport presque permanent au monde

En empruntant le chemin de halage d’une rare intensité

Qui accueille les pas de la silhouette qu’il aimerait devenir :

L’ombre portée d’un sculpteur passionné de la langue et des mots.

 

ELKABOS